En Malaisie, il est prohibé de critiquer les politiques racialistes

PRÉFÉRENCE RACIALE — Aux manettes de la Malaisie depuis l’indépendance, le Barisan Nasional (Front National) a comprimé l’espace de la liberté d’expression, interdisant la critique des sultans, du statut privilégié de l’Islam, et de la racialisation des politiques publiques. Reporter Sans Frontières met en garde contre l’« autoritarisme » des dirigeants de ce pays multiculturel, le rangeant parmi les pays en « situation difficile » en termes de liberté de presse.

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Les promesses de libéralisation de la presse faites par Najib, le premier ministre malaisien, n’auront été qu’un feu de paille. Quand, en avril 2009, le chef de file du Barisan Nasional (BN) s’engagea lors de son investiture à assurer une liberté d’expression plus vaste, le geste fut globalement applaudi. Peine perdue : l’interdiction des journaux d’opposition Harakah et Suara Keidilan, certes, fut levée, mais excepté ce timide progrès, le musellement de la presse n’a rien perdu en amplitude. En Malaisie, les médias sont toujours sous surveillance étroite, et privés de la faculté d’informer librement, pétrifiés dans une culture de la peur et d’auto-censure. 

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